Je vois les ordures qui font pagaille comme Si l'hygiène était en vacances.
Je vois les rats qui font carré, prêts à quitter le bateau qui coule.
Je vois les chats qui démissionnent pour courir sur les terrasses.
Je vois la clique de la politique qui tique dans le régime débarrassé de ses bananes.
Je vois le clan des fourbilleurs dans le dinar qui agonise en solitaire.
Je vois les tenailles du trabendo arrachant les vis du pouvoir.
Je vois le ciment qui terrorise détruisant tout ce qui est beau.
Je vois la liberté du mensonge atteindre une notoriété insoupçonnable.

Je vois la zoubia qui s'étale sous le bon regard impassible des A.P.C.
La zoubia parle et dénonce que les gens de la grande cité sont tous malpropres.
L'oxygène parle et il dénonce que tous les cœurs ont un blindage de bunker.
Je m'écoute et je me vois comme un idiot qui écrit des paroles que l'on n'écoute pas.
Il y a du hideux dans ce que je dis.
Il y a du laid dans ce que je vois.
Tout ce qui m'entoure n'est pas joli.

 

                                

 

La meilleure chanson du cœur c'est à l'enfant qu'elle revient.
L'enfant qui chante par le lait de sa mère deviendra un homme qui chantera sa nation.
Le lait de la mère organise dans le corps de son enfant toute l'harmonie de la vie dans le cerveau.
Un cerveau sain est un capital céleste.
Un corps sain est un patrimoine terrestre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand on sort épuré d'une guerre comme la nôtre, la chaleur humaine   devrait se retrouver dans toutes les chaumières.

Pourquoi alors le désespoir accule-t-il les jeunes de nos jours à vouloir vivre ailleurs que dans leur pays viscéral ? Aurions-nous raté notre dimen-sion universelle ? Ou serions-nous devenus aussi têtus que l'âge de notre vieillesse ?

Par contre, j'enregistre qu'Alger est devenue une pétaudière d'une indécence inouïe.

Les gosses d'aujourd'hui, qui seront les hommes de demain, comment nous traiteront-ils, quand ils apprendront ce que leurs aînés ont fait de notre nation ?

C'est comme le corbeau qui enterra son frère pour que Cain fasse la même chose.

Pourquoi cacher ce que nous avons vécu, quand ce qui a été vécu ne s'est pas caché pour se montrer. Toute la narrative de l'ame (comme dirait Jean-Pierre Faye) est dans ce qui ne se cache pas à soi-même, pour savoir ce qu'il y a en soi.

Il n'est pas étonnant que l'oeil de Cain ait son regard sur nous, pour enfin comprendre ce qu'il y a d'écrit dans l'oeil d'Abel.

Quand je dis que le pays d'Abel, comme l'a dit Emile Dermen-'ghem, est bien l'Algérie, c'est que le peuple algérien est un parfait mouton qui reconnaît en cet animal toute la sanctification lumineuse que l'Eternel a placé en lui.

C'est cette disponibilité de l'Algérien prêt à tous les sacrifices, comme il est aussi prêt à tous les lucres, qui fît de nos centurions et de nos dirigeants les pages blanches de l'histoire encore vierges de l'encre qui raconte à son peuple comment ils n'ont pas su lutter pour que le peuple subisse moins de souffrances. C'est cette disponibilité qui me fait revivre certaines circonstances ayant trait à hier.

 

 

Par Himoud Brahimi surnommé Momo